Climatisation réversible à Boulogne-Billancourt : froid en juillet, chaleur en janvier, même appareil
Derrière le mot « réversible » se cache une pompe à chaleur air-air, capable d’inverser son cycle selon la saison. Reste à savoir si elle vous sera utile à Boulogne-Billancourt : tout dépend de ce qui chauffe déjà votre logement, et ce n’est pas la même chose dans un immeuble de 1930, une maison de Silly ou un appartement neuf du Trapèze.
Chauffage collectif des immeubles anciens : la réversible en appoint
Dans de nombreux immeubles du centre-ville et de Parchamp–Albert-Kahn, le chauffage est collectif, avec des radiateurs alimentés par une chaufferie commune. Le copropriétaire ne choisit ni la date d’allumage ni la température. Avenue André-Morizet ou boulevard Jean-Jaurès, la réversible sert donc surtout en juillet-août ; on la redécouvre aussi en octobre et en avril, tant que le syndic n’a pas relancé la chaufferie ou après qu’il l’a éteinte.
Dans ce cas de figure, nous dimensionnons l’appareil sur les besoins de rafraîchissement, sans chercher à remplacer les radiateurs.
Il faut aussi compter avec les radiateurs en fonte, qui restent tièdes longtemps : la réversible prend le relais dans les pièces qu’ils chauffent mal.
Appartements chauffés à l’électricité : là où la pompe à chaleur change la donne
Certains logements boulonnais, notamment dans des immeubles des années 1960 à 1980, sont équipés de convecteurs électriques individuels. Ces radiateurs transforment un kilowattheure d’électricité en un kilowattheure de chaleur. Une pompe à chaleur air-air, elle, puise une partie de sa chaleur dans l’air extérieur : pour la même facture, elle fournit nettement plus de chaleur, dans des conditions d’hiver francilien classiques.
C’est dans ces logements que la réversible est la plus rentable, parce qu’elle travaille toute l’année. Un multisplit pour plusieurs pièces peut alors remplacer l’usage de la plupart des convecteurs.
Autre avantage dans ce cas de figure : les convecteurs restent en place et servent de secours lors des jours les plus froids, sans travaux de dépose.
Chaudière gaz des maisons boulonnaises : la réversible en relais ou en appoint
Pavillon de Silly–Gallieni ou hôtel particulier du côté de l’avenue Robert-Schuman : dans ces maisons, c’est fréquemment une chaudière au gaz propre au logement qui fournit la chaleur. Deux approches existent :
- garder la chaudière pour les grands froids et utiliser la réversible le reste de l’année, ce qui réduit le temps de fonctionnement du gaz ;
- équiper les pièces à vivre de la réversible et laisser la chaudière assurer l’eau chaude et les chambres.
Artisans chauffagistes depuis 1964, nous regardons votre chaudière en même temps que le projet de clim, pour que les deux systèmes ne se contrarient pas.
Trapèze et île Seguin : quand le bâtiment est déjà très performant
Sur l’ancien site Renault, les immeubles neufs de Seguin–Rives de Seine profitent d’une isolation performante ; plusieurs sont branchés sur un réseau urbain de chaud et de froid qui puise une partie de son énergie dans la géothermie. Dans ces logements, le besoin de chauffage est modeste. Une réversible n’y a de sens que si le bâtiment ne reçoit pas de froid et que les pièces exposées au sud surchauffent l’été. Nous vérifions d’abord ce que votre immeuble fournit déjà, pour ne pas vous vendre un équipement inutile.
Régler une réversible pour éviter l’air sec et le bruit la nuit
En mode chaud, une unité murale soufflant trop fort dessèche l’air. Le choix du mur évite donc qu’on reçoive l’air soufflé en pleine figure depuis son oreiller ou son fauteuil, et la mise en service inclut une démonstration du programme de nuit. Dehors, l’unité ne s’arrête pas à la fin de l’été : on la place donc en se demandant si les fenêtres voisines la supporteront douze mois par an. Pour tout le reste, voyez notre page sur l’implantation des unités.
Ce qu’une réversible ne remplace pas dans un logement boulonnais
Ce type d’appareil réchauffe uniquement le volume d’air où se trouve son unité intérieure : pas d’eau chaude pour la douche, et rien dans une salle d’eau dont la porte reste close. Dans un appartement ancien de Parchamp ou du centre-ville, il faut donc garder un chauffe-eau ou une chaudière pour l’eau chaude, et souvent un sèche-serviettes. Nous vous présentons ces limites dès la visite : c’est le meilleur moyen d’éviter les déceptions et de bâtir une installation cohérente, où chaque équipement fait ce pour quoi il a été conçu.
Questions fréquentes
Dans un immeuble ancien de Boulogne, la PAC air-air peut-elle remplacer seule les radiateurs de décembre à février ?
Si les murs et fenêtres sont corrects et la puissance bien calculée, elle y parvient la plupart des hivers en Île-de-France. Quand l’isolation est faible, on la réserve plutôt au séjour et aux chambres, en gardant un complément pour les journées glaciales. Après la visite, nous vous donnons un avis franc.
Puis-je couper mes radiateurs collectifs si j’installe une réversible ?
Vous pouvez fermer les robinets de vos radiateurs, mais votre quote-part de chauffage collectif reste en principe due selon les règles de la copropriété. La réversible est donc surtout intéressante en été et à l’intersaison dans ce type d’immeuble.
En janvier, l’unité extérieure de ma PAC air-air gênera-t-elle les voisins de la cour ?
Elle ne sera pas plus sonore qu’en juillet, à un détail près : par matin de brouillard givrant sur la Seine, elle s’interrompt quelques minutes pour faire fondre la glace de ses ailettes, avec un léger souffle. D’où l’intérêt de l’éloigner des chambres d’à côté et de le poser sur des plots antivibratiles.